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Un ango à Tosho-ji – Pere

Un ango à Tosho-ji – Pere

Un ango à Tosho-ji

Le retour d’expérience de Pere

Chers amis de Tenborin, Si je dois résumer l’expérience de mon Ango au Japon, je dirais que cela a été une expérience intense, enrichissante, profonde, et aussi un peu difficile. Six mois après mon retour, je suis encore en train de digérer.

Deux points m’ont percuté, le premier concerne la présence, l’attitude compatissante et le savoirfaire de l’abbé du monastère, Docho Roshi. Je m’en souviens souvent, c’est une référence pour moi, il est désormais dans mon cœur. Le deuxième, la rigueur, le respect et la profondeur des quatre premières heures de pratique du matin au sodo (zazen, kinhin, genmmai) et au Hato (cérémonies). Pour l’exprimer d’une manière énergique, il me faut bien le dire : « tout était parfait »

Les responsabilités à la fois dans le Sodo et le Hato sont complexes, riches en détails, longues. Elles se déroulent souvent sur une bonne partie de la journée. C’est la pratique continue de  l’attention pleine. Au début, c’était bien difficile pour moi, mais peu à peu j’ai intégré les rythmes, les formes jusqu’au point de bien me sentir avec. Il faut dire que lorsque vous commencez à vous sentir à l’aise avec certains rituels, c’est le moment d’en changer, le moment de faire autre chose est venu. Il n’y a pas de zone de confort. Maintenant, avec la distance, je réalise à quel point tout  cela a été important pour centrer, enraciner ma pratique et déployer les compréhensions, les acceptations et la gratitude qui en découlent.

Finalement, je voudrais exprimer la forte expérience qu’a signifié « laisser tout tomber pendant trois mois » : famille, nom de famille, amis, stimuli de la vie moderne, opinions personnelles, vêtements civils, cheveux, les saveurs sans graisse, sans sucre, avec peu de sel… Il n’y a pas de place pour s’identifier à l’ego. J’ai ressenti une profonde fragilité émotionnelle. Je n’avais rien auquel m’appuyer si ce n’est à la pratique ou à moi-même. Je ne le vois peut-être encore très clairement, mais je ressens en moi un nouvel espace de patience et d’humilité•