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Tosho-ji : Une vie monastique pour les nonnes et moines étrangers – Par Sebastian Volz

Tosho-ji : Une vie monastique pour les nonnes et moines étrangers – Par Sebastian Volz

Tosho-ji : Une vie monastique pour les nonnes et moines étrangers

~ Par Sebastian Volz

La chance unique de Tosho-ji : une vie monastique pour les nonnes et moines étrangers.

Les prêtres Shinto avaient depuis longtemps vu, dans le  creux de ce cirque de collines à la végétation  luxuriante, un lieu protégé des typhons, calme et propice à la rencontre avec les esprits. Au Japon du 8ème siècle, l’endroit fut naturellement choisi pour abriter le premier temple bouddhiste  nippon, qui traversa toutes les époques, appartenant successivement au bouddhisme Shingon et dès le 17ème siècle, à l’École de Dogen et de Keizan.

Son rayonnement était immense avec ses 1200 temples affiliés et la protection des grands clans Mori et Tokugawa, pourtant ennemis par ailleurs. Il abrita le grand moine poète Ryokan et plus récemment, son abbé fut le compositeur le plus  prolifique de poèmes chantés de Baika, l’art musical de notre École.

Il y a une quinzaine d’années environ, le temple de Tosho-ji, tombé dans l’abandon, fut repris en main par Suzuki Roshi avec  l’aide des temples affiliés pour en faire un Sodo, un lieu d’entrainement pour les moines. L’expérience américaine et australienne du Roshi ramena des moines et des nonnes de nombreux horizons, et depuis quelques années, un nombre conséquent de français de la grande sangha de Maître Deshimaru.

Le temple est donc aujourd’hui animé par une sangha mixte japonaiseet  internationale, plutôt d’âge mûr, qui suit une vie monastique adaptée à sa maturité ainsi qu’à la diversité des origines. Plusieurs anciens disciples de Maître Deshimaru y ont fait leur Ango,  plusieurs nonnes et moines étrangers, y compris de notre Sangha, y ont passé une année ou bien plus.

En quoi consiste cette vie monastique ? Ensemble d’un seul corps-esprit, réaliser Shikantaza, chanter et faire sonner les instruments, offrir notre respect, manger, travailler, étudier, se laver et se reposer. Par le rythme collectif et régulier de cette opération naît et vit ce que Maître Dôgen appelait « la pure assemblée ».